Urbanisation et Politique de la ville :

40 ans d’évolution

 

 

Introduction

D’ici au moins 5 ans, plus de la moitié de la population mondiale vivra dans les villes. Par exemple, au Japon aux USA on est de l’ordre de 75%. Mais, depuis les années 70 la progression s’est fortement ralentie. Dans certaines régions de la région parisienne on constate un renversement de tendance avec un phénomène de désurbanisation. Au vu de ces chiffres la plupart des experts n’hésitent pas à parler d’explosion de révolution ou encore d’inflation urbaine.

Aujourd’hui une progression de 1% dans le monde c’est à peu de choses près 30 millions d’habitants de plus dans les villes et au cours des années 90 la progression constatée mondialement est de 2%…L’urbanisation s’accompagne de constitution de grandes agglomérations de plus de 10 millions d’habitants appelées " mégapolisation " mais elle ne concerne qu’un faible proportion de la population urbaine totale.

L’urbanisation revêt aussi une dimension qualitative qui se manifeste par la diffusion des modes de vie citadins dans les régions rurales ou l’installation dans les campagnes de personnes travaillant dans les villes, soit la rurbanisation.

Les Banlieues

Les Français prennent conscience de l’existence des banlieues lorsqu’elles s’embrasent.

Pour beaucoup d’entre nous les quartiers ou les cités sont virtuels : leur existence se révèle brutalement lorsque accourent à la faveur d’une explosion les médias. Ce ne sont que des images et des mots qui accélèrent une prise de conscience d’une réalité confuse abstraite. Cette prise en considération de la banlieue peut soit susciter l’interrogation et la réflexion sur l’importance du phénomène concernant l’ensemble du corps social, soit comme le constatent de nombreux sociologues elle créé un rejet.

Le Corbusier a dit " la banlieue est une sorte d’écume battant les murs de la ville  ".

La banlieue ou l’espace suburbain (géographes) c’est le fruit d’une gigantesque mutation : c’est l’explosion urbaine.

Aujourd’hui 3 Français sur 4 habitent en ville et près d’un sur 3 en périphérie. Les campagnes se vident et les gens s’installent en périphérie des villes dans une banlieue plurielle qui n’est pas composée de quartiers en difficulté.

Mais la fracture entre ville et périphérie est bien là surtout dans les grandes métropoles. A Paris ceci est très marqué : 3 millions de personnes soir 5% vivent dans des quartiers en difficulté avec 300 sur 1800 communautés urbaines nécessitaient dés 1990 de mesures d’urgence.

Quelles sont les raisons de ce mal de vivre ?

Une urbanisation délirante des années 60 qui a vu se créer Sarcelles et Créteil, une immigration sous estimée une crise du logement une déshérence des services publics un chômage très concentré des conflits ethniques voire religieux.

Le tout se résume à " exclusion " et aboutira à la politique de la ville. Mais tout d’abord évoquons les principales étapes de l’évolution urbanistique qui engendrera le malaise.

 

1ère partie : les prémices d'une politique en faveur de la ville

 

2nde partie : la politique de la ville, une réponse au malaise des villes

 

retour au sommaire

retour au menu général